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En balade électrique avec Holger Stromberg

En balade électrique avec Holger Stromberg

De la rédaction·1. octobre 2023·7 min de lecture

Pour notre rubrique « En balade électrique avec… », nous faisons un tour avec des personnalités connues à bord de véhicules électriques de toutes sortes et leur demandons de partager les impressions de leur « e-trip ». Nous discutons naturellement aussi d’autres thèmes du magazine Touremo, comme les expériences dans la nature, les spécialités régionales ou encore la durabilité au quotidien.

Un rendez-vous chargé de sens

Le Viktualienmarkt de Munich est l’endroit idéal pour rencontrer Holger Stromberg — et pas seulement parce que les « vivres » proposés en abondance offrent une atmosphère animée pour notre entretien avec ce chef d’exception et homme aux multiples talents. Le lieu choisi est également lié à son nouveau grand projet de production alimentaire durable par l’économie circulaire. Aux abords du marché se trouve en effet un premier petit « Signature-Store » de l’« Organic Garden AG », fréquenté par un nombre remarquable de jeunes qui font patiemment la queue pour savourer l’une des diverses variantes de hot-dogs végétaliens proposées.

Pour le rendez-vous, Holger Stromberg a également amené Martin Wild, son partenaire et PDG de l’Organic Garden AG. Et — fidèle au thème — il n’a pas pu résister à l’envie de venir avec sa « porte d’entrée » électro-mobile, un VTT électrique. C’est presque par hasard qu’il l’a acquis grâce à son poste auprès de l’équipe nationale de football allemande, pour laquelle il a travaillé dix ans comme cuisinier et conseiller en nutrition.

Le vélo électrique comme expérience fondatrice

Lors d’un stage d’entraînement en Tyrol du Sud en préparation d’une Coupe du monde, un fabricant de vélos avait mis à disposition de l’équipe et du staff différents VTT pour le temps libre. Parmi eux, un modèle à assistance électrique que le chef étoilé, alors plutôt peu sportif, choisit aussitôt pour une sortie d’essai jusqu’au prochain refuge de montagne. L’ascension devint finalement une expérience fondatrice : arrivé au sommet, il fut totalement submergé par la vue. Mais aussi par la perspective de pouvoir désormais, grâce à l’assistance moteur, conquérir des contrées de rêve qui lui semblaient jusqu’alors inaccessibles par la seule force musculaire.

Depuis lors, le spécialiste en nutrition parcourt en ville autant de trajets que possible également à vélo électrique. Cela lui fait gagner beaucoup de temps, et l’effet sportif — malgré le « vent dans le dos intégré » — ne doit pas être sous-estimé. Quand son agenda le permet, il aime faire un tour sur les chemins forestiers de son quartier avec son VTT tout suspendu ménageant le dos, et, chaque fois que son emploi du temps le lui permet, naturellement aussi dans les montagnes toutes proches. Pour Stromberg, c’est une bonne façon de se libérer l’esprit, notamment après de longues réunions.

Un adepte enthousiaste de l’e-mobilité

Holger Stromberg confirme une fois de plus que l’expérience personnelle — le fait de « vivre » la mobilité électrique, quelle qu’en soit la forme — est la condition essentielle pour s’ouvrir à ce type de locomotion. Et ainsi sa « balade électrique » ne se limite plus désormais au seul vélo électrique. Comme il a souvent beaucoup à transporter, il a récemment opté pour le Mercedes EQV, un van électrique idéal pour ses besoins, car il combine un grand espace pour les passagers avec un volume de chargement important. Il en est entièrement satisfait — et le terme « sensationnel » franchit même les lèvres de ce Westphalien plutôt sobre.

Pour les transports, le grand van « Mercedes EQV » (photo) du chef étoilé est parfaitement adapté, tout comme sa maniable Smart électrique en ville

Et aussi l’e-Smart, son deuxième véhicule électrique à quatre roues, « c’est méga », car il procure une vraie sensation de kart. Et comme la recharge à domicile fonctionne également parfaitement sans problème, Holger Stromberg est donc devenu un vrai fan de la mobilité électrique.

D’une manière générale, dans le domaine de la mobilité, nos ingénieurs et designers devraient encore penser de façon plus radicale. Cela viendra, tout comme ça s’est produit chez les cuisiniers. J’en suis fermement convaincu.

Malgré ses nombreuses expériences électro-mobiles, nous avons pu offrir à ce visionnaire de la nutrition (?) une toute nouvelle expérience de conduite tout à fait particulière. Nous avons en effet pris place dans l’« eFiaker », une calèche électrique de la société Pedalhelden, pour une balade dans le centre de Munich. Sous les regards et les exclamations enthousiastes de nombreux passants, le cocher électrique nous a emmenés dans sa promenade touristique tranquille, parfois assez vive. Une bonne occasion de poursuivre notre conversation.

Holger Stomberg et Martin Wild ont été enchantés par la calèche électrique de la société « Pedalhelden »

Amoureux de la nature

Holger Stromberg aime et chérit la nature et passe autant de temps que possible dehors. Ainsi, dans ses projets de vie figure encore une nuit dans un hamac. Au milieu de la forêt. Mais tout seul, cela lui semble un peu inquiétant quand même… En attendant ce moment, il préfère encore faire quelques tours à vélo électrique dans la nature. Il aime aussi énormément son jardin. « Là, je m’épanouis, tout comme les fleurs et les herbes autour de moi, car je taille peu. Je laisse tout pousser comme ça vient. Les “mauvaises herbes” sont souvent belles elles aussi et font partie pour moi de l’ensemble du tableau. »

Les plats favoris de l’enfance

Dès sa plus tendre enfance, ce fils d’une famille de restaurateurs de Münster a développé le goût au sens littéral du terme. Jouer dans la cuisine, se tenir aux côtés de son père au hachoir à viande et l’accompagner tôt le matin au marché de gros : tout cela l’a marqué très jeune. Tout comme les spécialités régionales du Münsterland, comme le ragoût « Pfefferpotthast », qu’il apprécie encore aujourd’hui, même s’il n’en a plus mangé depuis longtemps. Mais les grosses fèves avec croutons de lard et pommes de terre risolées, les feuilles de navet, les légumes de chou-rave, les carottes en mélange, la soupe de lentilles et d’autres spécialités copieuses de sa région natale lui font déjà venir l’eau à la bouche rien qu’en y pensant.

Vers une cuisine végétarienne et biologique

Aujourd’hui, les plats de viande arrivent rarement dans l’assiette de Stromberg. Il n’y a pas une seule raison déterminante à cela. Des expériences très diverses ont conduit à une vision d’ensemble. Depuis des décennies, le chef étoilé observe les conditions d’élevage inacceptables dans l’engraissement du bétail, les pratiques de transport et d’abattage, l’évolution de l’offre sur les marchés aux poissons, l’utilisation omnipresente de pesticides dans les cultures et les variétés standardisées sans goût. La viande lui semble recevoir de moins en moins de considération, et l’être vivant, avant d’être « scalé » en saucisse, est « camouflé de manière populaire ». À cela s’ajoute le fait que, dans les dernières années de son activité à la DFB, les thèmes du climat, de la croissance de la population mondiale, de la surabondance de produits, mais aussi du gaspillage alimentaire et du plastique à n’en plus finir l’ont de plus en plus préoccupé. Tout cela, en lien avec ses propres expériences de santé et des conversations avec des agriculteurs, des scientifiques, des politiciens et des collègues, l’a amené à faire de « manger change tout » sa philosophie directrice et d’enthousiasmer les gens sa mission. Que les choses peuvent se passer différemment, mieux que dans la production alimentaire industrielle, les lectrices de ses livres et les futurs clients d’« Organic Garden » le découvrent.

https://www.organicgarden.de